Un peut d’histoire

Un peu d’histoire

Avant de vous présenter les pompes à essence et les stations-service je vais vous compter une histoire. Celle des premières moteurs et de leurs approvisionnement.


L’invention du moteur.
Source: TECHNO-SCIENCE

LE MOTEUR ? « Le moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou travail. »

Les tout premiers moteurs fabriqué par les hommes furent certainement les systèmes de propulsion de projectile inventé par les chasseurs : l’arc, les systèmes de catapulte, la fronde. En se sédentarisant les générations suivantes inventèrent en observant la nature, Les premiers moteurs utilisant l’énergie potentielle de l’eau ou l’énergie cinétique du vent entraînant les roues à aubes ou les hélices des moulins.

Un des premiers moteurs vraiment indépendant de la nature, adaptable en situation, fut la machine à vapeur. Ce moteur est basé sur une chaudière produisant de la vapeur d’eau, vapeur qui est utilisée pour mouvoir un piston dans un cylindre, ce mouvement est transformé en rotation par un jeu de bielles, couple entraînant un volant d’inertie, puis une machine,un mécanisme quelconque, ou des roues.

>Au XIXe siècle le moteur à explosion, qui utilise la chaleur dégagée par combustion d’un carburant, fut développé et adapté aux premières automobiles ainsi qu’aux premiers avions. Depuis, il poursuit ses progrès en terme de rendement et d’adaptation aux normes antipollution. Ce moteur est, lui aussi, équipé de bielles et pistons, mais la production de chaleur se fait au même endroit que la production de travail.

Devant le besoin de toujours plus de puissance pour propulser les avions militaires, les moteurs à réaction furent activement développés pendant la Seconde Guerre mondiale en parallèle avec les moteurs fusée pour les missiles. Comme ces derniers ont un rapport poids/puissance ou une puissance massique sans équivalent, malgré des rendements plutôt faibles, ils sont toujours développés activement pour la mouvoir avions et fusées.


L’histoire du Moteur en quelques dates.

Musée du moteur
Musée du moteur


Musée du Moteur


Rudolf Diesel et le “moteur à huile lourde”.
Source : Wikipédia

Rudolf Christian Karl Diesel est un ingénieur allemand né le 18 mars 1858 à Paris et disparu dans la nuit du 29 septembre au 30 septembre 1913 lors d’une traversée de la Manche.

Éduqué à Munich, il obtient un poste d’ingénieur dans une usine pour machines frigorifiques. Durant la dernière décennie du XIXe siècle, il développe l’idée d’un moteur à allumage par compression , recevant un brevet pour ce procédé le 23 février 1893. Au début de 1897, alors qu’il est employé à l’usine MAN à Augsbourg, il construit un prototype fonctionnel. Ce moteur a été nommé plus tard moteur diesel d’après le nom de son inventeur. À l’origine, il était connu sous l’appellation moteur à l’huile fonctionnant à l’huile végétale brute.

Rudolf Diesel
Rudolf Diesel

Le brevet du moteur inventé par Diesel à été déposé sous le nom de “moteur à huile lourde” car c’est avec ce produit qu’il fonctionnait. Les huiles lourdes étaient des résidus de la distillation du pétrole brut après que l’on en ait sorti les produits utilisés à l’époque : un tout petit peu d’essence, beaucoup de pétrole lampant et de produits de graissage (huiles et graisses).

Du fait de son système d’injection par pompe à air ce moteur avait un rendement assez médiocre, c’est le Français Lucien-Eugène INCHAUSPé (1867-1930) qui en 1924, en inventant la pompe à injection, en fit un moteur performant. Grâce à cette invention ce moteur put, la même année, être installé pour la première fois sur un camion.

Entre 1911 et 1912, il déclare que « le moteur diesel peut être alimenté avec des huiles végétales et sera en mesure de contribuer fortement au développement de l’agriculture des pays qui l’utiliseront » et prédit que « l’utilisation d’huiles végétales comme carburant pour moteurs peut sembler insignifiante aujourd’hui », mais que « ces huiles deviendront bientôt aussi importantes que le pétrole et le goudron de charbon ».

Espérantiste convaincu, il a déclaré :
Depuis de nombreuses années je m’intéresse moi-même à l’espéranto. Cette langue auxiliaire, internationale remplit la condition de base pour que beaucoup de peuples l’acceptent et elle noue, de plus, un lien naturel avec les principales langues par la géniale simplicité et la logique de sa structure.

Il a disparu dans des circonstances mystérieuses sur un ferry. Cela a évidemment suscité de nombreuses hypothèses sur sa disparition, s’agissant d’un ingénieur allemand, auteur d’une invention déjà reconnue comme majeure et partant travailler en Angleterre pour l’amirauté alors que les tensions internationales qui conduiront à la Première Guerre mondiale s’étaient déjà manifestées.


Pour plus d’information concernant les moteurs : Lucien-Eugène Inchauspé, Inventeur injustement oublié.


Pétrole et Politique Internationale
ou l’histoire commerciale du pétrole

Par : André Pertuzio

André Pertuzio, après une carrière internationale dans un grand groupe pétrolier français, fut Conseiller Juridique pour l’Energie à la Banque Mondiale puis Consultant Pétrolier International. Il se consacre aujourd’hui à l’étude de l’histoire et de la pensée politiques ainsi que des questions économiques et politiques internationales.

Le 6 Octobre 1973 était déclenché un nouveau conflit entre Israël et les Pays Arabes. Le 16 Octobre, l’OPAEP (Organisation des Pays Arabes Exportateurs de Pétrole) majorait unilatéralement les prix  » affichés  » du pétrole brut de 70 %, réduisait sa production de 5 % et décrétait un embargo sur les exportations de brut à destination des U.S.A. Le 23 Décembre, à Téhéran, l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) décidait une nouvelle hausse de 13 %. De la sorte, le prix du baril de pétrole brut passait, dans ce laps de temps très court, d’environ US $ 2.00 à US $ 10.00 par baril (environ 159 litres).

Ce fut le premier choc pétrolier qui ne manqua pas d’affecter l’économie des pays consommateurs, non seulement parce que l’augmentation des prix se traduisait en fait par une sortie supplémentaire de devises constituant une sorte d’impôt payé par les consommateurs aux producteurs, mais aussi par une réduction de l’offre donc une menace de pénurie.

Ainsi se rencontraient d’un part la volonté persévérante de l’OPEP d’augmenter le prix du pétrole brut et, par là, la part revenant aux pays producteurs, d’autre part des représailles de nature économique mais d’ordre politique contre les pays adversaires ou supposés adversaires des pays arabes (ce qui explique que la première mesure fut prise par l’OPAEP, organisation groupant les pays producteurs arabes membres également de l’OPEP).

Existe-t-il une meilleure illustration de la rencontre entre le pétrole et la politique internationale et de leur interaction ? au demeurant les exemples sont multiples et notre propos n’est pas de les analyser en détail mais plutôt d’exposer ce qui, dans l’industrie pétrolière, les intérêts financiers privés et les nécessités économiques, politiques et stratégiques des Etats, explique ces phénomènes d’interaction, d’opposition ou de convergence, en d’autres termes répondre aux deux questions que pose n’importe quel problème étudié : pourquoi et comment ? …( suite )

source : Institut International d’Etudes Stratégiques


De la jauge mesureuse à l’ensemble de mesurage routier :
petite histoire du contrôle des pompes à essence

Par Lionel SILVERT : Ingénieur divisionnaire de l’industrie et des mines

Tout d’abord, souvenons nous du tout début de l’ère automobile, où l’automobiliste qui souhaitait ravitailler son véhicule devait acheter l’essence en bidons scellés.

Puis, en 1921, l’ancêtre de la pompe à essence est apparu; il fût appelé la « jauge mesureuse ». C’était un piston bi-directionnel qui aspirait l’essence du stockage inférieur puis refoulait ce produit vers le réservoir de l’automobile.

Après de nombreuses évolutions, c’est en 1932 que sont apparues les premières pompes à essence équipées d’un compteur continu à pistons qui permettait un mesurage de volumes variables, donc adapté au besoin du client.

L’ère de l’électronique fait son apparition dans les équipements industriels au début des années 1970. Les fabricants commencent donc à entrevoir les possibilités que l’utilisation de l’électronique peut apporter aux instruments de mesure. Dès 1973, les premiers dispositifs électroniques indicateurs des volumes et des prix sont conçus et mis en essais officiels sur le terrain par la métrologie légale, la réglementation n’ayant pas prévu ces nouveaux dispositifs.

En effet, la réglementation n’était pas du tout adaptée à cette nouvelle génération de matériel. Le service des instruments de mesure de l’époque réagit alors très rapidement en étudiant réglementairement les évolutions possibles, en particulier grâce aux essais précédemment effectués. Le travail réalisé débouche en novembre 1975 par la publication d’un arrêté relatif « aux dispositifs électroniques incorporés ou associés à des instruments de mesure réglementés ».

Dès cet arrêté, nous trouvons la base de notre philosophie réglementaire qui a toujours été utilisée dans les réglementations ultérieures. Cet arrêté symbolise aussi le point de départ de la volonté française de s’impliquer et d’être précurseur dans les discussions internationales pour l’élaboration d’une réglementation commune sur les dispositifs électroniques.

Dans le domaine des ensembles de mesurage de liquides, le service des instruments de mesure a pris en charge les travaux internationaux sur le sujet au sein de l’OIML. La durée pour avoir un consensus semblant importante, la France décide dès 1990 de faire paraître une circulaire qui est le reflet des discussions internationales et de la volonté française de ce moment là. Cette décision est très importante pour nos industriels car ils ont, dès cet instant, un cadre pour la conception de leurs équipements de mesure.

Dans ce domaine, la difficulté principale est que le mesurage des liquides et des fluides n’est pas répétable. Il faut donc en permanence contrôler le bon état de l’appareil et le stopper dès qu’une anomalie est détectée, tout en permettant de terminer la transaction engagée entre le consommateur et le propriétaire de la station service. C’est pour cela que la chaîne électronique complète, du mesureur aux filaments des lampes de l’indication du dispositif, devait être contrôlée pour déceler toutes les pannes imaginables. Dans ce but, la chaîne d’impulsions émises par le mesureur, la ligne de calcul électronique et le contrôle électronique de fonctionnement étaient réalisés en double. Même l’état de chacun des segments des tubes d’affichage était suivi en instantané.

Bien sûr les équipements et les techniques de mesurage des liquides et des fluides ont, grâce à l’électronique, continué à évoluer. Et c’est en 1995, qu’un document officiel de l’Organisation internationale de métrologie légale reçut l’accord de l’ensemble des pays participants: la Recommandation internationale R 117.

Source : Association Les Amis de la Mesure, A tous les temps, à tous les peuples.


Éthanol (molécule)L’éthanol

Par : Ressources naturelles Canada
www.rncan.gc.ca

L’éthanol est un alcool composé d’oxygène, d’hydrogène et de carbone. Il est issu de la fermentation du sucre ou de la conversion de l’amidon que contiennent les céréales et d’autres matières agricoles ou agroforestières. Actuellement, au Canada, l’éthanol est essentiellement fabriqué à partir de maïs et de blé. L’éthanol peut être transformé pour diverses applications, par exemple en éthanol industriel ou en éthanol-carburant. La recherche technologique pour produire de l’éthanol à partir de produits non alimentaires progresse rapidement et atteindra bientôt l’étape de la commercialisation.

L’éthanol-carburant, qu’on appelle aussi parfois « essence-alcool », a été distillé et déshydraté de façon à obtenir un alcool anhydre à indice d’octane élevé. Toute l’eau doit en être enlevée parce qu’un mélange eau-alcool ne peut se dissoudre dans l’essence. L’éthanol-carburant est impropre à la consommation parce qu’on y ajoute une petite quantité d’une substance nocive telle que l’essence.

L’éthanol est mélangé à l’essence pour produire un carburant qui a des avantages écologiques, par rapport à l’essence. Il peut être utilisé dans les moteurs à essence fabriqués depuis les années 80. La plupart des véhicules à essence peuvent fonctionner sur un mélange consistant en essence et jusqu’à 10 p. 100 d’éthanol, appelé « E-10 » et disponible à certaines stations-service à travers le Canada.

Certains véhicules sont conçus de façon à être alimentés spécifiquement par de l’essence à l’éthanol qui contient jusqu’à 85 p. 100 d’éthanol et au moins 15 p. 100 d’essence (carburant E-85). (Ce pourcentage d’essence est nécessaire pour faire démarrer le véhicule parce que l’éthanol pur s’enflamme difficilement par temps froid.) Il est impossible d’utiliser le carburant E-85 dans les moteurs à essence ordinaires. Toutefois, on peut utiliser, au besoin, de l’essence dans les moteurs conçus pour le carburant E-85. Actuellement, ce carburant est utilisé par des organisations qui ont de gros parcs automobiles, mais il n’est pas encore commercialisé au Canada.

Source : Ressources naturelles Canada, www.rncan.gc.ca.